La prise en charge de la SST, c’est l’affaire de tous!

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Cet extrait d’article est tiré du magazine Prévention au travail

Risques chimiques, physiques, biologiques, ergonomiques, psychosociaux ou liés à la sécurité : chaque poste de travail est unique et comporte son lot de tâches qui, lorsque mal exécutées, peuvent mettre en péril la santé et la sécurité des travailleurs. C’est pourquoi, selon la Loi sur la santé et la sécurité du travail, petites, moyennes et grandes entreprises ont la responsabilité de mettre en application les mesures nécessaires pour s’acquitter de leurs obligations en matière de SST. Ainsi, les employeurs et les travailleurs ont un rôle majeur à jouer dans leur milieu de travail pour éliminer les risques et garder les lieux sécuritaires!

Droits et obligations de tous

Au sein d’une entreprise, les employeurs et les travailleurs ont des droits et des obligations à respecter en matière de SST. Les travailleurs ont notamment le droit d’avoir des conditions de travail sécuritaires, de recevoir l’information, la formation et la supervision adéquates, d’avoir accès à des services de santé préventifs, de refuser d’exécuter une tâche si elle représente un danger, ainsi que de demander un retrait préventif, si nécessaire. Toutefois, selon la LSST, ils sont dans l’obligation de prendre les mesures nécessaires pour protéger leur santé et leur sécurité et celles de ceux qui se trouvent sur les lieux de travail ou à proximité. Les travailleurs doivent également participer à l’identification et à l’élimination des risques, prendre connaissance du programme de prévention, collaborer avec le CSS et se soumettre aux examens médicaux demandés, si nécessaire. Sans la participation des travailleurs, il serait plus difficile d’implanter une démarche de prévention.

L’employeur, de son côté, est dans l’obligation de protéger la santé et d’assurer la sécurité et l’intégrité physique des travailleurs. Pour ce faire, il doit s’assurer que le milieu de travail ainsi que l’organisation du travail et les méthodes employées sont sécuritaires. De plus, il doit offrir du matériel sécuritaire, assurer son maintien en bon état, informer les travailleurs, assurer la formation sur les risques liés au travail et la supervision nécessaire, etc. Il revient donc à l’employeur d’implanter une démarche de prévention, mais le travailleur doit y participer.

« Identifier, corriger et contrôler, c’est ça, la meilleure façon d’implanter une démarche de prévention dans une entreprise! », s’exclame Guylaine Bourque, ingénieure, conseillère-experte en prévention-inspection à la CNESST. Une prise en charge efficace de la santé et de la sécurité au travail comporte des activités pour éliminer les risques et des activités pour gérer la SST.

Quel est votre niveau de prise en charge?

Pour favoriser la prise en charge de la SST au sein d’un établissement, il y a cinq conditions gagnantes. D’abord, l’engagement et le soutien de la haute direction sont une condition clé du succès. « L’engagement et les gestes concrets posés par l’employeur sont les bases. En entreprise, la culture de la SST doit aller du haut vers le bas. Si les travailleurs participent, mais qu’il n’y a aucun appui provenant d’en haut, ce sera très difficile », mentionne Mme Bourque.

La participation des travailleurs est la seconde condition gagnante. « La participation des travailleurs est importante. Ils sont à l’œuvre, connaissent les outils, les services et les tâches. Leur apport, que ce soit pour identifier les risques ou pour trouver des correctifs, est primordial. Plus la SST sera adaptée aux besoins de l’établissement et des travailleurs, plus cela sera efficace et durera longtemps », explique-t-elle.

La troisième condition gagnante est la responsabilité des gestionnaires et des travailleurs, tandis que la quatrième consiste en l’organisation adéquate de la prévention. L’évaluation de la performance en SST de l’établissement est la dernière condition.

C’est donc le degré d’atteinte à l’égard de chacune de ces conditions qui détermine le niveau de prise en charge de l’entreprise. Selon le Cadre de référence de la CNESST, on observe quatre niveaux : 1) la gestion centrée sur les activités courantes, 2) la gestion réactive, 3) la gestion proactive et 4) la gestion préventive. « À partir du niveau 3, on considère qu’il y a une prise en charge. Il est rare que toutes les conditions gagnantes se situent au même niveau. Être au dernier niveau, ce n’est pas quelque chose qui se fait du jour au lendemain », précise Julie Grenier, conseillère experte en prévention-inspection à la CNESST. Chaque année, une évaluation doit être réalisée pour constater l’amélioration continue de la prise en charge.

Le magazine Prévention au travail est distribué gratuitement. Il s’adresse à tous ceux et celles qui ont un intérêt ou un rôle à jouer dans le domaine de la santé et la sécurité au travail.

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